Le film de Miguel Courtois retrace l’enquête de deux journalistes du quotidien espagnol Diario 16 sur les actions du Groupe Antiterroriste de Libération. Mouvement occulte, lié à la pègre et à des activistes d’extrême droite, le GAL s’était constitué au début des années 1980 en organisation criminelle pour assassiner des terroristes basques, membres de l’ETA, sur le territoire français. En tout, on lui impute trente meurtres et enlèvements. Parmi les victimes, seulement une poignée étaient de véritables terroristes.
Le journaliste incarné par José Garcia a réellement existé. Il s’agit de Melchor Miralles, qui est d’ailleurs le producteur du film. Soucieux d’apporter une touche réaliste à son film, le journaliste n’a pas hésité à accueillir José Garcia au sein de la rédaction du quotidien espagnol El Mundo dont il est le fondateur. C’est ainsi que l’acteur a appris à lire les dépêches d’agence, assisté aux conférences de rédaction et accompagné de nombreux journalistes sur le terrain pour apprendre le métier de ces chercheurs de l’info.
Pas de « journaliste-héros »
La trame du film est basée sur le déroulement de l’enquête de Manuel Mallo et Marta Castillo. Informés par une taupe que le GAL aurait des liens étroits avec de hauts responsables du gouvernement, les deux confrères enquêtent pour dénoncer le scandale. Tout s’enchaîne : Flashbacks sur les actions précédentes du GAL, fusillades, tentatives de corruptions, menaces. Si les révélations sont parfois trop soudaines, la fiction fonctionne tout de même jusqu’à son dénouement.
José Garcia incarne sobrement mais de manière convaincante un journaliste tiraillé entre son devoir d’informer la population et la peur que lui inspire son enquête. Ici, il n’est pas question d’un « journaliste-héros » à l’américaine mais plutôt d’un citoyen engagé qui cherche à dévoiler la vérité malgré les risques qu’il encoure. La menace est représentée à la perfection par Paco Arizza (Jordi Molla), un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur qui coordonne les nombreuses exécutions perpétuées par le GAL. Durant tout le film, cet homme corrompu fait régner une certaine terreur dans les yeux des deux journalistes qui s’obstinent à l’interroger sur les agissements du GAL.
Avec ce film, Miguel Courtois propose une suite logique à son long-métrage El Lobo (2006) où l’histoire d’un homme infiltré dans l’organisation terroriste ETA. Réalisateur engagé, il renoue avec brio avec le genre du film politico-policier engagé des années 1970.
Steven Lambert

Jimi hendrix est et restera probablement l’un des guitaristes les plus reconnus dans le monde. Cet artiste, mort à l’âge de 28 ans, laisse une trace indélébile dans la mémoire de beaucoup de musiciens…
Johnny Allen Hendrix alias Jimi Hendrix ou Voodoo Child, comme il aimait se surnommer, est un guitariste de blues et de rock célèbre pour ses innovations musicales lors de la période psychédélique. Né à Seattle le 27 novembre 1942, le garçon vit une enfance difficile. Le divorce de ses parents puis la mort de sa mère sont des moments marquants de sa jeunesse. Son père, qui souffre d’alcoolisme, le bat souvent. Malheureux à cause des nombreux troubles familiaux qu’il a connu, le jeune homme se réfugie dans la musique. A l’âge de 15 ans, Jimi Hendrix se passionne pour des chanteurs tels que Elvis Presley ou Little Richard. L’adolescent ressent une attirance pour la guitare. Il lui arrive de jouer sauvagement sur un balai. il surnomme sa deuxième guitare Betty Jean, en souvenir de sa copine de l’époque.
Clapton est sidéré
Il entre dans son premier groupe à l’âge de 17 ans, les Rocking Teens, qui deviennent par la suite les Rocking Kings. C’est au début des années 60 qu’il se fait appelé Jimi Hendrix. Le jeune homme quitte l’école et s’engage dans l’armée. Dans la Air Force il rencontre l’un de ses futurs basistes, Billy Cox.

Jimi Hendrix fait ses classes dans des orchestres de rhythm and blues. Il accompagne Little Richard en tournée. En 1965, le guitariste s’installe à New York et y fonde le groupe les Rainbowflowers. Repéré par des producteurs, il se voit offrir la possibilité d’enregistrer son propre album au Royaume-Uni. Ici, il rencontre Eric Clapton lors d’un de ses concerts avec le groupe Cream. Ce dernier demande à Jimi de monter sur scène pour jouer un morceau. L’artiste donne alors une leçon de guitare (solo, guitare dans le dos, jeu avec ses dents, à genoux). Une légende raconte qu’à ce moment Eric Clapton est sidéré.
Entouré de Mitch Mitchell et Noel Redding, l’artiste sort son premier grand tube en 1966 avec Hey Joe. C’est à partir du concert au Monterey International Pop Festival que Jimi Hendrix s’impose sur un plan commercial aux Etats Unis en 1967.
Prestation héroïque
Le deuxième album, Bold As Love, apparaît beaucoup plus aboutit. Hendrix y dévoile des talents d’auteurs. Son troisième album, Electric Ladyland, enregistré à New York, est réputé pour être un chef d’œuvre. Au mois d’août 1969, il livre une prestation héroïque illuminé par une interprétation engagée de l’hymne national américain à Woodstock. En 1970, la star inaugure son propre studio d’enregistrement à New York. Il y enregistre son dernier album, le méconnu et pourtant très bon Cry of Love.
Jimi Hendrix, épuisé par la drogue et l’alcool meurt le 18 septembre 1970 à Londres étouffé par son vomi. Il est aujourd’hui enterré à Seattle, sa ville natale.
Steven Lambert








