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Enquête d'info est un blog dédié à l'actualité par un étudiant journaliste. Les thèmes abordés sont la politique, le sport, la culture. Reportages, critiques, et enquêtes sont au programme. Merci d'être venu. Steven
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Dimanche 18 Mai 2008
Inspiré des événements qui ont ébranlé l’Espagne dans les années 1980 et 1990, ‘GAL’ démontre le pouvoir d’une presse engagée face à un gouvernement manipulateur

Le film de Miguel Courtois retrace l’enquête de deux journalistes du quotidien espagnol Diario 16 sur les actions du Groupe Antiterroriste de Libération. Mouvement occulte, lié à la pègre et à des activistes d’extrême droite, le GAL s’était constitué au début des années 1980 en organisation criminelle pour assassiner des terroristes basques, membres de l’ETA, sur le territoire français. En tout, on lui impute trente meurtres et enlèvements. Parmi les victimes, seulement une poignée étaient de véritables terroristes.

Le journaliste incarné par José Garcia a réellement existé. Il s’agit de Melchor Miralles, qui est d’ailleurs le producteur du film. Soucieux d’apporter une touche réaliste à son film, le journaliste n’a pas hésité à accueillir José Garcia au sein de la rédaction du quotidien espagnol El Mundo dont il est le fondateur. C’est ainsi que l’acteur a appris à lire les dépêches d’agence, assisté aux conférences de rédaction et accompagné de nombreux journalistes sur le terrain pour apprendre le métier de ces chercheurs de l’info.

Pas de « journaliste-héros »

La trame du film est basée sur le déroulement de l’enquête de Manuel Mallo et Marta Castillo. Informés par une taupe que le GAL aurait des liens étroits avec de hauts responsables du gouvernement, les deux confrères enquêtent pour dénoncer le scandale. Tout s’enchaîne : Flashbacks sur les actions précédentes du GAL, fusillades, tentatives de corruptions, menaces. Si les révélations sont parfois trop soudaines, la fiction fonctionne tout de même jusqu’à son dénouement.

José Garcia incarne sobrement mais de manière convaincante un journaliste tiraillé entre son devoir d’informer la population et la peur que lui inspire son enquête. Ici, il n’est pas question d’un « journaliste-héros » à l’américaine mais plutôt d’un citoyen engagé qui cherche à dévoiler la vérité malgré les risques qu’il encoure. La menace est représentée à la perfection par Paco Arizza (Jordi Molla), un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur qui coordonne les nombreuses exécutions perpétuées par le GAL. Durant tout le film, cet homme corrompu fait régner une certaine terreur dans les yeux des deux journalistes qui s’obstinent à l’interroger sur les agissements du GAL.

Avec ce film, Miguel Courtois propose une suite logique à son long-métrage El Lobo (2006) où l’histoire d’un homme infiltré dans l’organisation terroriste ETA. Réalisateur engagé, il renoue avec brio avec le genre du film politico-policier engagé des années 1970.

Steven Lambert

publié par Steven Lambert publié dans : Cinéma / TV
Mercredi 16 Avril 2008

Jimi hendrix est et restera probablement l’un des guitaristes les plus reconnus dans le monde. Cet artiste, mort à l’âge de 28 ans, laisse une trace indélébile dans la mémoire de beaucoup de musiciens…

Johnny Allen Hendrix alias Jimi Hendrix ou Voodoo Child, comme il aimait se surnommer, est un guitariste de blues et de rock célèbre pour ses innovations musicales lors de la période psychédélique. Né à Seattle le 27 novembre 1942, le garçon vit une enfance difficile. Le divorce de ses parents puis la mort de sa mère sont des moments marquants de sa jeunesse. Son père, qui souffre d’alcoolisme, le bat souvent. Malheureux à cause des nombreux troubles familiaux qu’il a connu, le jeune homme se réfugie dans la musique.  A l’âge de 15 ans, Jimi Hendrix se passionne pour des chanteurs tels que Elvis Presley ou Little Richard. L’adolescent ressent une attirance pour la guitare. Il lui arrive de jouer sauvagement sur un balai. il surnomme sa deuxième guitare Betty Jean, en souvenir de sa copine de l’époque.

 

Clapton est sidéré

 

Il entre dans son premier groupe à l’âge de 17 ans, les Rocking Teens, qui deviennent par la suite les Rocking Kings. C’est au début des années 60 qu’il se fait appelé Jimi Hendrix. Le jeune homme quitte l’école et s’engage dans l’armée. Dans la Air Force il rencontre l’un de ses futurs basistes, Billy Cox.

Jimi Hendrix fait ses classes dans des orchestres de rhythm and blues. Il accompagne Little Richard en tournée. En 1965, le guitariste s’installe à New York et y fonde le groupe les Rainbowflowers. Repéré par des producteurs, il se voit offrir la possibilité d’enregistrer son propre album au Royaume-Uni. Ici, il rencontre Eric Clapton lors d’un de ses concerts avec le groupe Cream. Ce dernier demande à Jimi de monter sur scène pour jouer un morceau. L’artiste donne alors une leçon de guitare (solo, guitare dans le dos, jeu avec ses dents, à genoux). Une légende raconte qu’à ce moment Eric Clapton est sidéré.

Entouré de Mitch Mitchell et Noel Redding, l’artiste sort son premier grand tube en 1966 avec Hey Joe. C’est à partir du concert au Monterey International Pop Festival que Jimi Hendrix s’impose sur un plan commercial aux Etats Unis en 1967.

 

Prestation héroïque

 

Le deuxième album, Bold As Love, apparaît beaucoup plus aboutit. Hendrix y dévoile des talents d’auteurs. Son troisième album, Electric Ladyland, enregistré à New York, est réputé pour être un chef d’œuvre. Au mois d’août 1969, il livre une prestation héroïque illuminé par une interprétation engagée de l’hymne national américain à Woodstock. En 1970, la star inaugure son propre studio d’enregistrement à New York. Il y enregistre son dernier album, le méconnu et pourtant très bon Cry of Love.

Jimi Hendrix, épuisé par la drogue et l’alcool meurt le 18 septembre 1970 à Londres étouffé par son vomi. Il est aujourd’hui enterré à Seattle, sa ville natale.

Steven Lambert

publié par Steven Lambert publié dans : Musique
Samedi 08 Mars 2008
 
Les primaires de mardi, dans l'Ohio et le Texas, ont relancé Hillary Clinton dans sa course à l'investiture du Parti démocrate face à Barack Obama. Mais ce duel doit-il encore durer ou faut-il que les candidats se rejoignent pour affronter le candidat républicain en la personne de John McCain ?
 
Les quatre primaires de mardi n'ont pas départagé les deux candidats à l'investiture au sein du Parti démocrate. La sénatrice de New York a partiellement réussi à se relancer en remportant les primaires à Rhode Island, l'Ohio et le Texas.
 
Atteindre la barre des 2025 délégués
 
Partiellement donc, car si Hillary Clinton peut se réjouir de sa victoire dans les Etats porvoyeurs de nombreux délégués que sont l'Ohio et le Texas, l'ex First Lady doit en revanche admettre sa défaite dans le petit Etat de Nouvelle-Angleterre du Vermont mais surtout durant les caucus organisés au Texas. Un résultat qui permet à Barack Obama d'affirmer qu'ils arrivent à égalité dans l'Etat du Texas.
 
Si le ralliement des deux candidats semble presque impossible pour le moment, les dirigeants du Parti démocrate doivent faire particulièrement attention à ce que ce duel ne se retourne pas contre eux. Le camp républicain se concentre déjà sur la course finale. Pour l'instant, l'estimation provisoire montre que Barack Obama compte 1520 délégués alors que Hillary Clinton en a 1424. La barre à atteindre étant de 2025 délégués. Il y a encore du chemin.
 
 
 
 
 
Mais plusieurs Etats ne se sont pas encore prononcés. On pense surtout à la Pennsylvanie, un grand Etat pourvoyeur de 188 délégués, qui votera le 22 avril. Et Porto Rico, pourvoyeur de 55 délégués. Reste les "super-délégués", les 796 élus du Parti démocrates qui décideront surement du sort des deux prétendants. Les primaires s'achèveront le 25 août lorsque la Convention démocrate s'ouvrira à Denver.
 
Du côté des Républicains, le constat est plus simple. John McCain a franchi, mardi, la barre décisive en nombre de délégués. Ce qui fait de lui le candidat républicain à l'élection présidentielle du 4 novembre. Cette situation est d'autant plus importante car le sénateur de l'Arizona peut maintenant commencer à se concentrer sur la dernière ligne droite alors que ses deux rivaux du camp démocrate n'arrivent pas à se départager.
 
McCain cherche l'unité
 
John McCain doit et va tenter de rallier le pasteur baptiste, Micke Huckabee, pour prôner l'unité des républicains face aux démocrates. Ce serait aussi un atout au niveau de l'âge sachant que John McCain a 71 ans alors que Mike Huckabee n'en a que 52.
 
Pour l'instant, les sondages donnent les deux démocrates gagnants face à John McCain. Néanmoins, Barack Obama ferait état d'une plus grande avance. Un scénario qui pourrait faire pencher la balance du côté du sénateur de l'Illinois. De plus, l'ex First Lady n'arrive plus à récolter autant d'argent que son rival (55 millions de dollars pour Obama en février et 33 millions pour Clinton).
 
Steven Lambert
publié par Steven Lambert publié dans : International
Lundi 03 Mars 2008
 
Le PSG (17e) a perdu son dixième match de l'année hier face à Bordeaux (2e). A deux points du premier relégable, les Parisiens peuvent s'attendre au pire s'ils ne se remettent pas à jouer dès la semaine prochaine face à Rennes
 
3-0 ! Un score que les Parisiens n'avaient plus encaissé depuis septembre 2005. Dix-septième à onze journées de la fin du championnat, les hommes de Paul Le Guen se rapprochent de plus en plus de la zone rouge. Pourtant, personne ne tire la sonnette d'alarme. Etrange pour un club qui aime avoir des ambitions européennes...
 
Wendel : roi d'un soir
 
Les Girondins de Bordeaux se rapprochent quant à eux de plus en plus de l'Europe et du leader lyonnais. L'équipe de Laurent Blanc a montré hier qu'elle disposait d'un élan collectif mais aussi de plusieurs individualités qui pourraient lui permettre d'embêter le champion en titre. Avec trois buts, le Brésilien Wendel a une nouvelle fois prouvé qu'il était l'un des joueurs de la saison actuelle. Dôtée de la deuxième défense de la Ligue 1 au coup d'envoi, l'équipe parisienne a totalement coulé face à l'impressionnante force de l'attaque girondine.
 
 
 
 
Mais ou va le PSG ? Droit en Ligue 2 pour l'instant. Car la volonté d'aller de l'avant ne se ressent pas parmi le collectif parisien. Un seul titre est encore largement à la portée des coéquipiers de Rothen. Celui de la meilleure excuse. Car si les joueurs ne semblent pas réagir sur la pelouse, leurs excuses sont toujours là pour montrer que ce n'est jamais de leur faute. Hier, l'excuse de la demi-finale de Coupe de la Ligue, jouée mardi dernier, dominait les débats. Au début du mois de février, l'équipe en voulait à une pelouse du Parc "impratiquable". Bref, tous les moyens sont bons pour ne pas porter la responsabilité d'une défaite amplement méritée.
 
Pas d'individualités au PSG
 
Alors oui, les Parisiens sont en finale de la Coupe de la Ligue. Mais le plus important n'est-il pas le maintien en Ligue 1 plutôt que de remporter une des deux coupes nationales ? Il y a un grand besoin de solidarité entre les joueurs car les individualités n'existent pas au PSG. Amara Diané, qui avait réalisé un mois de janvier parfait, retrouve enfin son vrai niveau en faisant constament le mauvais choix. Luyindula n'arrive pas à enchaîner deux mouvements à la suite. Bref, le PSG était en manque cruel d'un Pauleta convalescent à qui il ne reste que trois mois de contrat.
 
Comme le dit Paul Le Guen, "il va falloir se bagarrer". Une philosophie qui paraît à des années lumières de la formation parisienne. Le match contre Rennes le weekend prochain montrera si le PSG est encore capable de réagir. Sinon, les supporters parisiens peuvent s'attendre au pire...
 
Steven Lambert
publié par Steven Lambert publié dans : PSG info
Lundi 03 Mars 2008
 
 
Le dauphin de Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, a remporté, sans surprise, l'élection présidentielle russe hier. Avec plus de 68% des voix, le poulain du maître du Kremlin fait le voeu de la continuité et lui demande de devenir son Premier Ministre. Un résultat qui n'étonne personne devant le caractère peu démocratique qu'affichait la campagne
 
Ca, c'est fait ! Dmitri Medvedev a remporté haut la main l'élection présidentielle russe hier. Adoubé depuis le 10 décembre par Vladimir Poutine, le candidat de quatre partis, dont Russie Unie, était donc assuré de devenir le nouveau président de la Russie. Faisant suite aux deux mandats de Poutine, Medvedev n'est qu'un pion pour le futur Premier Ministre.
 
Le plus "libéral" des représentants du "poutinisme"
 
En effet, Dmitri Medvedev suit depuis longtemps Vladimir Poutine. A 42 ans, ce Pétersbourgeois a déjà occupé des fonctions importantes aux yeux de son mentor. Avant d'être élu dimanche, Medvedev était le vice-premier ministre en charge des "grands projets nationaux". Mais il est avant tout le président du conseil d'administration du géant gazier Gasprom Considéré comme le plus "libéral" des représentants du "poutinisme", ce jeune juriste n'est pas issu du KGB d'où viennent la majorité des nouveaux maîtres du pays. Alors pourquoi a-t-il été proposé par Poutine ?
 
 
Beaucoup jugent que Vladimir Poutine a voulu calmer l'inquiétude de l'Occident, en proposant pour la présidence un homme connu pour son profil conciliant à l'heure où les relations russo-occidentales se dégradent dangereusement. Outre cette hypothèse, Poutine souhaite avant tout garder une influence certaine après son départ du poste de président. De ce fait, Dmitri Medvedev n'est qu'une marionnette dans le théâtre russe de l'ex agent du KGB. Preuve en est lorsque le nouveau président désigne comme Premier Ministre Vladimir Poutine.
 
Il est clair que l'élection présidentielle russe n'est pas la plus démocratique. Ses trois concurrents (le communiste Guennadi Ziouganov, Vladimir Jirinovski de l'extrême droite et le pseudo-démocrate Andreï Bogdanov) n'ont fait que de la figuration durant cette campagne. Sans oublier Garry Kasparov, l'ancien champion du monde d'échecs, qui avait renoncé à se présenter devant le caractère anti démocratique de l'élection.
 
Les interrogations sur le scrutin
 
En effet, la Russie ne peut pas affirmer être une démocratie. De nombreuses irrégularités sont intervenues durant le scrutin. Il paraît que de nombreuses urnes contenaient déjà des bulletins de vote avant même que les bureaux ouvrent leurs portes... De plus, Medvedev et Poutine sont partis déjeuner juste après avoir voté... un signe que ses élections étaient joués d'avance ?
 
Bref, la Russie change de président mais ne modifie pas sa politique. S'il occupe un poste normalement plus en retrait, Vladimir Poutine est toujours à la tête du Kremlin. Son poulin Dmitri Medvedev se chargera de représenter sa politique. Vive la démocratie !
 
Steven Lambert
publié par Steven Lambert publié dans : International
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