
La bataille pour l'investiture démocrate fait rage. Barack Obama peut se féliciter de ses dernières victoires. Pourtant, Hillary Clinton ne s'avoue pas vaincue. Mardi, la classe ouvrière du Wisconsin éclaircira un peu plus le duel qui oppose ces deux candidats atypiques
On ne parle que d'eux. Surtout dans le Wisconsin. Mardi, les deux prétendants à l'investiture démocrate vont de nouveau s'affronter dans le coeur industriel des Etats-Unis. S'affichant comme LA candidate des cols bleus, Hillary Clinton compte bien se relancer lors des prochaines primaires de ce mardi.
Obama a remporté huit primaires d'affilée
Mais pour le moment, c'est bien Barack Obama qui dirige la marche. Sachant que son opposante compte fortement sur le vote de mardi, le sénateur de l'Illinois a multiplié les étapes, samedi, pour contrer la relance qu'espére la sénatrice de New-York. Aujourd'hui, Hillary Clinton déclare être la "candidate de la classe moyenne pour la classe moyenne". L'ex première Dame des Etats-Unis ne compte pas laisser l'ex avocat s'échapper définitivement.

Néanmoins, les résultats sont là pour rappeler à Hillary Clinton que Barack Obama sera un concurrent redoutable jusqu'à l'investiture de l'un d'entre eux. Après avoir remporté huit primaires d'affilée sur la sénatrice de New-York depuis leur résutat ex-aequo du Super Tuesday du 5 février, le jeune candidat est désormais en tête. De plus, le Wisconsin lui semble plus favorable qu'à l'ex First Lady.
Le Super Tuesday bis sera déterminant
"Il y a une grande différence entre les discours et les solutions, entre la parole et l'action", se plaît à répéter Hillary Clinton. La candidate tente de réagir face à la perçée de son adversaire démocrate. Si la sénatrice de New-York venait à remporter les primaires du Wisconsin, alors elle pourrait miser sur cette relance pour s'affirmer durant les primaires du Super Tuesday bis du 4 mars en Ohio et au Texas. Les résultats seront déterminants pour la suite de la campagne.
Mais pour l'heure, les deux prétendants à l'investiture doivent s'affronter dans le Wisconsin pour savoir lequel des deux aura la charge de s'opposer au Républicain John McCain qui semble de plus en plus proche de son investiture.
Steven Lambert

Cela fait déjà trente ans que Police nous a fait connaître ‘Roxanne’. Plus qu’un mythe, cette chanson marque le début de l’aventure d’un groupe qui s’est produit au Stade de France en marge de sa probable dernière tournée mondiale. Portrait d’une légende…
Un mélange de punk-reggae-pop, trois tignasses péroxydées et un règne sans partage durant les années 1980. Voilà à quoi pourrait se résumer l’histoire du groupe composé de Sting, Andy Summers et Stewart Copeland. De toutes les reformations possibles, celle du trio paressait la plus improbable. Aujourd’hui considérés comme de véritables monstres de la musique, les trois membres ont bien failli voir leur projet de former un groupe tomber à l’eau.
Plus qu’une chanson, un hymne
Crée en 1977, The Police débarque en plein apogée de la révolution punk. Le leader et batteur, Stewart Copeland, entreprend l’idée de former un groupe en recrutant le guitariste français Henri Padovni ainsi qu’un bassiste, venu de Newcastle, répondant au nom de Gordon Matthew Sumner… plus connu sous le pseudonyme de « Sting ». Ensemble, ils entreprennent l’écriture de l’album ‘Fall Out’. Malgré les quelques 100 000 ventes, le groupe vit une période difficile. En juin, la formation accueille un nouveau guitariste, le déjà très expérimenté Andy Summers. Déterminé, le quatuor continue de travailler jusqu’à ce que Henri Padovni n’arrive plus à suivre le rythme des chansons écrites par Sting. Finalement Police devint un trio en voyant Padovni quitter la formation.
Un succès mondial mais...
Très vite, l’avenir du groupe est remis en cause. A moins d’un miracle, les trois musiciens devront ranger leurs instruments pour se consacrer à autre chose. Mais le miracle arrive. Le 21 mars 1978, l’ambiance n’est pas des plus belles au studio Surrey Sound. Trop sophistiquée pour le punk et pas assez pour la pop, la formation n’arrive pas à attirer les producteurs sauf un. Miles, le frère aîné de Stewart Copeland. Arrivé au studio, Miles se dit prêt à écouter les compositions des trois membres totalement démotivés. Après quelques essais infructueux, un des ingénieurs propose la chanson de Sting. Désinvolte, Copeland réplique qu’une chanson d’amour ne peut pas marcher. Mais Miles insiste pour l’écouter. Intitulé ‘Roxanne’, ce titre traite de l’amour d’un homme pour une prostituée. La mélodie est parfaitement aboutie, mémorisable et l’arrangement rythmique permet au trio de voguer entre pulsations reggae black et beats punk-rock blanc. Avec un large sourire, Miles déclare aux trois musiciens qu’ils viennent d’écrire un classique. Ainsi commence la légende de Police.
Le premier contrat est signé avec la maison de disques A&M. Dès novembre 1978, le groupe sort l’album ‘Outlandos d’Amour’. Fier d’avoir doublé son batteur dans la course à la composition, Sting se met à travailler et donne naissance à des classiques tels que ‘So Lonely’ ou ‘Can’t Stand Losing You’. De son côté, Copeland démontre qu’il est l’un des meilleurs batteurs du moment et fait preuve d’une énergie débordante. Le deuxième album de Police intitulé ‘Reggata de Blanc’ sort en octobre 1979. Très vite, le riff de guitare d’Andy Summers sur le son de la batterie de Copeland, pour le titre ‘Message In The Bottle’, sonne comme un hymne historique pour la pop. Dévoilant des succès comme ‘Walking On The Moon’, ‘It’s All Right For You’ ou encore ‘Bring On The Night’, le groupe tutoie les sommets et décroche le Grammy Award du Meilleur Instrumental Rock pour l’année 1981. En octobre 1980, arrive l’album ‘Zenyatta Mondatta’. Véritable aboutissement, ce disque présente aussi des petits bijoux tels que ‘Don’t Stand So Close To Me’ et ‘De Do Do Do’. Récompensé de nouveau du Grammy Award pour l’année 1982, le trio enchaîne les concerts dans un rythme surhumain. La fatigue se fait sentir.
A cette même époque, le mariage de Sting commence à connaître de nombreux remous. De même pour Andy Summers qui est sur le point de se séparer de sa deuxième femme. Pire, le groupe annule plusieurs concerts en Europe, pour cause d’épuisement. L’ambiance entre les trois compères commence à sentir la poudre. Summers et Copeland supportent de moins en moins bien la domination de Sting. L’album ‘Ghost In The Machine’, sorti en 1981, comporte environ huit chansons composées par Sting sur les onze titres du disque. Malgré tout, ce nouvel opus est un succès notamment grâce aux tubes ‘Spirits in The Material World’ ou ‘Every Little Thing She Does Is Magic’. Fin 1982, et après une pause bien méritée, le groupe revient avec l’album ‘Synchronicity’ qui est considéré comme l’aboutissement de la carrière de Police. L’année 1983, portée par le mythique ‘Every Breath You Take’, s’annonce comme le début de la fin pour le trio.
Le dernier concert du ‘Synchronicity Tour’ a lieu à Melbourne le 4 mars 1984. Le prochain rendez vous entre les trois musiciens doit avoir lieu en juin pour enregistrer un sixième album. Hélas, il ne verra jamais le jour. Les tensions entre Sting et Copeland deviennent ingérables. Même s’ils ne travaillent plus ensemble, l’annonce officielle de leur séparation n’aura jamais lieu. Malgré trois concerts exceptionnels en faveur d’Amnesty International en 1986, l’espoir de revoir le trio enregistrer un nouvel album est vain.
Ça s’en va et ça revient A partir de 1985, Sting décide d’entamer une carrière solo. Ses albums se vendent par millions. Le son jazzy de ses chansons est un véritable régal. Les titres ‘If You Love Somebody’, ‘Children’s Crusade’ et ‘Englishman In New York’ témoignent du talent qui habite l’artiste. Considéré comme un compositeur hors normes, il participe à de nombreuses bandes originales, telles que ‘L’Arme Fatale 3’ en compagnie du grand Eric Clapton en 1995. De son côté, Stewart Copeland profite de la séparation du groupe pour devenir le compositeur de nombreuses musiques de films comme ‘Hidden Agenda’ et ‘Raining Stones’ de Ken Loach’, ou encore ‘Highlander, Le Retour’. Andy Summers a été beaucoup plus discret suite à la séparation du groupe. Enfin, Sting annonçait : « Si je voulais reformer Police, ce serait le moment de me déclarer officiellement fou. »
Alors que tout le monde pensait cela impossible, Police est bien de retour. Le trio a ressorti ses instruments pour une tournée exceptionnelle, qui s’annonce forcément comme la dernière. Et à ceux qui pensaient que la tournée est faite dans le but de gagner de l’argent, Police leur répond en reversant les bénéfices à l’association humanitaire Water Aid, qui s’emploie à faciliter l’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement.
Mais la folie n’est-elle parfois pas assimilée au génie. Quelle importance ? Surtout lorsque Sting annonce, durant la 49e édition des Grammy Awards du 11 février 2007, que le trio se reforme pour les trente ans du titre ‘Roxanne. Les rumeurs, annonçant le retour du groupe fin 2006, disaient donc vrai ! Plus qu’un groupe, c’est une légende qui va déferler le temps d’une tournée mondiale. Première destination : Vancouver. Malgré quelques arrangements à retravailler, le public qui a assisté au concert semble conquit, comme à la belle époque. Les places pour le concert du 29 septembre au Stade de France ont été vendues en moins d’une journée ! L’attente était tellement grande que les organisateurs ont rajouté une date le 30 septembre. Dur de résister à la tentation Police surtout que l’ensemble des titres, qui ont fait le succès du groupe, y est présent.
Steven Lambert

Alors que les séries télé ‘Prison Break’ et ‘24’ déchaînent les passions des téléspectateurs, l’industrie française fait pâle figure. Décryptage d’un phénomène made in USA…
Les séries envahissent nos écrans ! Alors que l’hiver fait se fait sentir, les producteurs américains n’hésitent pas à réchauffer les téléspectateurs grâce aux feuilletons télévisés. L’idée est simple : rafler la plus grande audience possible en proposant des histoires toujours plus captivantes. Coup marketing ou coup de génie ? Malgré quelques ratés, le résultat reste toujours novateur et écrase la concurrence.
Force d’attraction
Si la série française peine à se démarquer par la proximité des personnages avec le public, les Américains ont pour leur part bien compris que cet aspect est primordial. Les gens aiment s’identifier à des histoires proches des leurs. ‘Desperate Housewives’ dévoile la vie de plusieurs ménagères toutes différentes les unes des autres. Entre la bimbo, la maniaque et la mère de famille, les femmes allant de 30 à 50 ans n’ont que l’embarras du choix pour s’identifier (à un personnage bien précis). Et c’est bien cela qui fait la force de la série américaine. Outre le fait que leurs vies « folkloriques » ressemblent en parties aux notre, ces rôles présentent des caractères différents (des autres) pour pouvoir toucher un large public.
D’un autre côté, ‘Grey’s Anatomy’ tend à attirer la tranche d’âge inférieure grâce à ses innombrables histoires d’amour et ses multiples protagonistes. Mais la recette reste la même : étaler des personnages tous aussi différents les uns des autres et ayant des histoires qui se recoupent. Le tour est joué. Bref, les producteurs américains jouent sur le côté humain de leurs héros.
Mais l’impact des personnages n’est pas le seul élément de cette réussite. Certaines séries se déroulent dans des endroits considérés comme hostiles. Les lieux où se situe l’action d’une série sont tout aussi importants. Les hôpitaux et les prisons sont deux décors que les téléspectateurs craignent mais qu’ils sont curieux de découvrir. La série ‘Prison Break’ se passe quasiment tout le temps derrière les barreaux. Les fans pourraient maintenant décrire sans le moindre problème cet endroit de pénitence. Pis, la séquence dévoilant la chaise électrique présente une intensité rare par le simple fait de découvrir cet espace mortuaire dans un vrai souci du détail. Pour sa part, le feuilleton ‘Urgences’ permet de s’introduire dans l’hôpital du Cook County à Chicago. La précision dont les producteurs ont fait preuve pour reproduire minutieusement le bâtiment médical convainc les téléspectateurs d’être aux premières loges pour suivre l’action des opérations. Bref, le côté réaliste d’une série télévisé n’est pas à négliger tant les gens aiment découvrir des lieux propices aux pics d’adrénalines.
Idées novatrices
Mais ces éléments ne sont pas non plus garants de succès. Les Américains ont aussi à cœur de proposer des histoires novatrices. Le culte de la série est maintenant bien acquis par les réalisateurs. ‘Heroes’ se montre comme une histoire proposée à un large public familial. Ses personnages irrésistiblement attachants sont les protagonistes d’une série fantastique à la mise en scène proche des meilleures productions d’Hollywood. Les producteurs français, eux, se contentent de copier leurs homologues américains sans pour autant réussir à trouver le secret de la réussite comme en témoigne la série ‘Suspectes’ qui, l’été dernier, cherchait à recouper la vie de trois femmes qui ne se connaissent pas. La série n’a pas convaincu un large public.
Jack Bauer, personnage atypique de la série ’24 heures chrono’ en est le parfait exemple. Si cet individu ne devait pas faire face aux drames qui touchent sa vie et son entourage, le téléspectateur éprouverait moins de compassion et passerait à autre chose. Et le degré d’émotivité est sûrement l’un des facteurs les plus importants pour capter l’attention (des gens).
De plus, les Américains construisent leurs nouveaux concepts grâce à des figures du cinéma. Parmi ces noms, on peut compter l’apport de la personnalité d’un Georges Clooney durant les premières saisons ‘d’Urgenges’, ainsi que du charismatique Forest Whitaker dans la dernière saison diffusée sur France 2. Mais l’exemple le plus frappant de cette méthode reste néanmoins Kiefer Sutherland avec ’24 heures chrono’. L’ensemble de cette production est porté par l’acteur qui se révèle être au sommet de son art. Le constat est simple : les séries américaines s’assurent un minimum de réussite grâce à la présence de nombreux acteurs qui n’ont plus besoin de faire leurs preuves.
Et sur ce point, la différence se fait aussi. Les séries françaises de l’été ne présentent pas de vedettes. ‘Mystère’ manque cruellement de figures emblématiques. La performance de Toinette Laquière n’a pas marqué les esprits. Les téléspectateurs ont besoin de références. De plus, l’injection de fantastique est à la mode depuis ‘Dolmen et ‘Le Maître du Zodiaque’. En mélangeant un peu de ‘Lost’, de ‘4400’ et de ‘X-Files’, les producteurs sont tombés dans un fossé d’incompréhension entre eux et le public. Ils proposent des histoires qui éloignent de plus en plus le héros du téléspectateur qui se perd dans la complexité et l’invraisemblance de tels scénarios. Mais cette faute de choix peut s’expliquer par un manque de moyens.
La force de l’argent
En effet, si les producteurs américains arrivent à concocter des programmes qui marchent c’est aussi pour la simple et toujours bonne raison qu’ils en ont la possibilité financière. Ils sont les rois du marketing. Le fait qu’ils aient des moyens concrets leur permet de lancer un grand nombre de séries en espérant toucher le plus d’audience possible. Le schéma est toujours le même. Une série qui connaît un gros succès est prolongée en plusieurs saisons jusqu’à ce que l’engouement autour d’elle s’estompe. Quant aux feuilletons qui ne décollent pas, ils sont remplacés par des nouvelles séries. Les Américains ont compris l’utilité de la publicité. Elle existe pour vendre les séries annoncées. Et pour cela, la classe française met très rarement ses créations en avant tant le gouffre économique est grand avec son homologue américain.
Le constat est flagrant. Les Français font preuve d’un retard conséquent sur les Américains concernant les séries télévisées. Leurs moyens étant moins développés, ils doivent se contenter de proposer des copies plutôt fades des originaux américains. La suprématie des séries américaines sur les grilles des programmes empêche aussi l’épanouissement d’un genre français toujours en dessous. Si ‘Dolmen’ et ‘Le Maître du Zodiaque’ avaient réalisé des chiffres honorables, les histoires présentaient tout de même beaucoup moins de saveur et la difficulté à en proposer une suite n’en était qu’accrue.
La masse économique des producteurs américains leur permet de se renouveler constamment et ainsi toucher un public de plus en plus large. La série ‘Prison Break’ a tout de suite été présentée avec un scénario étalé sur trois saisons. Les Américains ont la capacité de répondre à l’attente, contrairement à leurs homologues français. Le poids économique joue donc un rôle prépondérant dans la volonté d’attirer un grand nombre de téléspectateurs.
Finalement, la comparaison faite entre les séries américaines et françaises dévoile l’immense fossé qui sépare les producteurs américains des français. Pendant que les premiers imaginent en permanence des histoires innovantes, les seconds se cantonnent à essayer de reproduire des copies toujours moins savoureuses. L’industrie française démontre donc un retard important, tant sur le plan imaginatif que sur l’aspect économique du phénomène. Reste à savoir si elle réussira un jour à le combler…
Steven Lambert


Bref, à défaut d'être la partie de l'année, Marseille-Paris s'apparente plutôt à une confrontation de prestige entre deux clubs à la recherche de leur ancienne gloire.

Ségolène Royal était en campagne, cette après-midi, aux côtés du Maire Villeurbannais Jean-Paul Bret pour le compte des élections municipales du mois de mars. Après un passage rapide devant les tentes de la manifestation "La Semaine du Respect", la première dame socialiste n'a "pas eu le temps" de parler avec les jeunes du quartier
La campagne des élections municipales est clairement ouverte à Villeurbanne. Le maire socialiste, Jean-Paul Bret s'est affiché avec un soutien de poids en la personne de Ségolèe Royal cette après-midi dans le quartier des Buers. Malheureusement, la venue de l'ex-candidate à la présidentielle n'a pas convaincu les habitants des Buers.
Mouvement de foule mal contrôlé
Il est 15h lorsque Ségolène Royal et Jean-Paul Bret entre dans l'allée les menant tout droit devant les stands du PIMMS (Point Information Médiation Multi Services). Alors que la manifestation "La Semaine du Respect" avait du mal à attirer du monde autour des entreprises présentes ce jour là (EDF, Veolia, TCL, Gaz de France et La Poste), l'arrivée de Ségolène Royal provoqua un mouvement de foule mal contrôlé. Très vite, les deux personnalités politiques ont été bloquées sous une des tentes.
Interpellée par un jeune du quartier, militant du Modem, sur le sort des banlieues, Ségolène Royal se défile en se faisant un chemin à travers la marée humaine pour atteindre les bureaux du PIMMS. Les échanges avec les quelques habitants du quartier ayant réussi à entrer sont brefs. Dehors, quelques jeunes se font entendre en montrant leur colère face à la situation de non dialogue provoquée par la mauvaise organisation.
"C'était un véritable bordel"
Les lieux sont beaucoup plus calmes suite à la sortie de Ségolène Royal et du candidat Jean-Paul Bret. Les organisateurs de "La Semaine du Respect" en sont presque à regretter la venue de la socialiste. "C'était un véritable bordel", affirme l'un d'entre eux. "C'est ridicule ! Les politiques viennent dans des quartiers où ils n'aimeraient pas vivre juste pour se montrer", s'insurge une habitante du coin. Parfois la colère laisse place à l'interrogation. "Je suis contente que Ségolène Royal soit passée dans le quartier. Par contre je n'ai pas vu beaucoup de dialogue avec les jeunes", se souvient une mère de famille.
Passant un peu moins d'une heure au PIMMS, Ségolène Royal n'a pas convaincu tous les habitants du quartier. Et "La Semaine du Respect" n'a vraisemblabement pas tiré profit de cette venue.
Steven Lambert


