
La tension monte entre Hillary Clinton et Barack Obama. Une semaine avant les primaires décisives de l'Ohio et du Texas le 4 mars, les deux candidats démocrates se rendent coup pour coup. Les deux rivaux se croisent à nouveau, mardi soir, pour un dernier débat qui s'annonce déjà musclé
Tous les coups sont permis ! La bataille pour l'investiture du camp Démocrate fait rage une semaine avant les échéances du 4 mars. Après onze victoires de suite, Barack Obama se doit de conforter son avance face à une Hillary Clinton prête à tirer ses dernières cartouches. Une photo du sénateur de l'Illinois portant un turban a fait son apparition sur le site sulfureux du "Drudge Report".
"Honte à vous, Barack Obama"
La sénatrice de New York n'a plus le choix. Depuis samedi, l'ex First Lady s'applique à attaquer l'ex avocat à qui elle reproche de procéder à des tactiques de campagne en décalage avec son discours rassembleur. Les tracts d'Obama dénonçant son plan de réforme du système de santé et sa position sur l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ont véritablement mis hors d'elle Hillary Clinton.
Et c'est peu dire. "Honte à vous, Barack Obama !", s'est écriée la candidate samedi. "Assez de discours et de grands rassemblements accompagnés de tactiques qui sortent tout droit du manuel de Karl Rove (le stratège de George W. Bush), a continué l'ex First Lady.
La réaction du sénateur de l'Illinois ne s'est pas faite attendre. "Je suis très étonné par le soudain changement de ton", a affirmé Barack Obama lors d'une conférence de presse à Columbus. "Cela me fait penser qu'il y a quelque chose de tactique dans l'énervement de ce matin", a-t-il déclaré.

En effet, la colère d'Hillary Clinton semble être liée à l'approche des primaires du Super Tuesday bis du 4 mars. En position de faiblesse, Clinton n'a plus d'autre choix que d'attaquer son rival pour l'investiture du camp Démocrate. Au pied du mur, l'épouse de l'ex-président Bill Clinton annonce la couleur avant le débat de mardi soir.
Une photo qui dérange
Lundi, une photo datant de 2006 dévoile Barack Obama coiffé d'un turban et habillé d'une robe blanche sur le site du "Drudge Report". La rédaction affirme avoir reçu la photo d'un membre de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton. Connu pour avoir révélé l'affaire Lewinsky mais aussi pour dévoiler des scoops mensongers, le site a néanmoins crée la polémique en voulant démontrer la relation du candidat avec la religion musulmane. Alors que l'affaire est "risible" pour Clinton, c'est "un coup bas" pour Obama dont le père était Kenyan de religion musulmane.
Bref, si Hillary Clinton a vraiment envoyé cette photo au site, l'ex première dame des Etats-Unis affirmerait plus que jamais sa position de faiblesse face à Barack Obama. Un résultat qui serait très négatif en vue de l'importance de la semaine qui arrive.
La tension entre les deux candidats à l'investiture démocrate a considérablement augmenté depuis samedi et l'approche des primaires du 4 mars. Le débat de mardi soir s'annonce déjà électrique.
"Honte à vous, Barack Obama"
La sénatrice de New York n'a plus le choix. Depuis samedi, l'ex First Lady s'applique à attaquer l'ex avocat à qui elle reproche de procéder à des tactiques de campagne en décalage avec son discours rassembleur. Les tracts d'Obama dénonçant son plan de réforme du système de santé et sa position sur l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ont véritablement mis hors d'elle Hillary Clinton.
Et c'est peu dire. "Honte à vous, Barack Obama !", s'est écriée la candidate samedi. "Assez de discours et de grands rassemblements accompagnés de tactiques qui sortent tout droit du manuel de Karl Rove (le stratège de George W. Bush), a continué l'ex First Lady.
La réaction du sénateur de l'Illinois ne s'est pas faite attendre. "Je suis très étonné par le soudain changement de ton", a affirmé Barack Obama lors d'une conférence de presse à Columbus. "Cela me fait penser qu'il y a quelque chose de tactique dans l'énervement de ce matin", a-t-il déclaré.

En effet, la colère d'Hillary Clinton semble être liée à l'approche des primaires du Super Tuesday bis du 4 mars. En position de faiblesse, Clinton n'a plus d'autre choix que d'attaquer son rival pour l'investiture du camp Démocrate. Au pied du mur, l'épouse de l'ex-président Bill Clinton annonce la couleur avant le débat de mardi soir.
Une photo qui dérange
Lundi, une photo datant de 2006 dévoile Barack Obama coiffé d'un turban et habillé d'une robe blanche sur le site du "Drudge Report". La rédaction affirme avoir reçu la photo d'un membre de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton. Connu pour avoir révélé l'affaire Lewinsky mais aussi pour dévoiler des scoops mensongers, le site a néanmoins crée la polémique en voulant démontrer la relation du candidat avec la religion musulmane. Alors que l'affaire est "risible" pour Clinton, c'est "un coup bas" pour Obama dont le père était Kenyan de religion musulmane.
Bref, si Hillary Clinton a vraiment envoyé cette photo au site, l'ex première dame des Etats-Unis affirmerait plus que jamais sa position de faiblesse face à Barack Obama. Un résultat qui serait très négatif en vue de l'importance de la semaine qui arrive.
La tension entre les deux candidats à l'investiture démocrate a considérablement augmenté depuis samedi et l'approche des primaires du 4 mars. Le débat de mardi soir s'annonce déjà électrique.
Steven Lambert
publié par Steven Lambert dans: International

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a accordé un entretien exceptionnel aux lecteurs du "Parisien" et "Aujourd'hui en France" hier à l'Elysée. Mais certains propos concernant l'altercation au salon de l'Agriculture ont été rajoutés par ses conseillers. Le début d'une polémique ?
"Tard hier soir, l'Elysée nous a fait parvenir sa version amendée et corrigée de cet entretien", indique la direction du "Parisien" en prélude des faits retranscrits aujourd'hui dans le quotidien régional. Etait-ce là une manière d'annoncer que certains propos ont été modifiés ou ajoutés par l'Elysée ? Oui, semble affirmer Dominique de Montvalon, le directeur de rédaction du journal, au lendemain de l'entretien.
L'article a été retouché
Le chef de l'Etat "n'avait pas exprimé le moindre regret" concernant son altercation avec un visiteur au salon de l'Agriculture, affirmait même le journaliste sur Canal+ dans la matinée. "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités". Voici la réponse de Nicolas Sarkozy concernant la vidéo qui circule sur Internet, dont a été rajoutée la phrase suivante : "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre". Un ajout que les conseillers de la présidence ont dû faire avec l'aval de Nicolas Sarkozy.

En effet, le résumé de l'entretien a été envoyé à l'Elysée pour "vérification", comme cela se fait traditionnellement lorsqu'un chef d'Etat se fait interroger par un journal. Oui mais voilà, les conseillers du Président ne semblent pas s'être arrêtés à une simple lecture du papier. L'article a été retouché sur certains points. Dominique de Montvalon souligne le fait que les lecteurs, qui ont interviewé Nicolas Sarkozy, "retrouvent dans le journal quelque chose que le Président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu".
Cela pose un réel problème. Comment le Président de notre République peut-il se permettre de modifier ne serait-ce que partiellement un entretien qu'il a eu avec un panel de la population ? Dans la version originale du papier Sarkozy admet : "j'aurais pas dû lui dire: casse-toi". Néanmoins, le chef de l'Etat semble oublier le "pauvre con" de la vidéo. Le papier proposé aujourd'hui s'apparente donc à une version truquée de la rencontre... à un mensonge aux Français.
Version originale demain
Dans ce cas, pourquoi le "Parisien a-t-il publié cet entretien ? Dominique de Montvalon annonce que le version originale va être publiée demain. Mais pourquoi la rédaction n'a pas attendu d'avoir une explication avec l'Elysée pour publier son papier. Cela revient à proposer une fausse information aux lecteurs. Surtout que la phrase ajoutée est aussi le titre du papier ! Bref si le directeur de rédaction du Parisien semble vouloir montrer sa bonne foi, le fait d'avoir dévoilé l'entretien aujourd'hui est une faute.
La parution, demain, de la version originale de l'entretien de Nicolas Sarkozy avec un panel de la population devrait être très intéressante. L'occasion pour chacun de jouer au jeu des sept différences avec le papier corrigé par l'Elysée.
L'article a été retouché
Le chef de l'Etat "n'avait pas exprimé le moindre regret" concernant son altercation avec un visiteur au salon de l'Agriculture, affirmait même le journaliste sur Canal+ dans la matinée. "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités". Voici la réponse de Nicolas Sarkozy concernant la vidéo qui circule sur Internet, dont a été rajoutée la phrase suivante : "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre". Un ajout que les conseillers de la présidence ont dû faire avec l'aval de Nicolas Sarkozy.

En effet, le résumé de l'entretien a été envoyé à l'Elysée pour "vérification", comme cela se fait traditionnellement lorsqu'un chef d'Etat se fait interroger par un journal. Oui mais voilà, les conseillers du Président ne semblent pas s'être arrêtés à une simple lecture du papier. L'article a été retouché sur certains points. Dominique de Montvalon souligne le fait que les lecteurs, qui ont interviewé Nicolas Sarkozy, "retrouvent dans le journal quelque chose que le Président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu".
Cela pose un réel problème. Comment le Président de notre République peut-il se permettre de modifier ne serait-ce que partiellement un entretien qu'il a eu avec un panel de la population ? Dans la version originale du papier Sarkozy admet : "j'aurais pas dû lui dire: casse-toi". Néanmoins, le chef de l'Etat semble oublier le "pauvre con" de la vidéo. Le papier proposé aujourd'hui s'apparente donc à une version truquée de la rencontre... à un mensonge aux Français.
Version originale demain
Dans ce cas, pourquoi le "Parisien a-t-il publié cet entretien ? Dominique de Montvalon annonce que le version originale va être publiée demain. Mais pourquoi la rédaction n'a pas attendu d'avoir une explication avec l'Elysée pour publier son papier. Cela revient à proposer une fausse information aux lecteurs. Surtout que la phrase ajoutée est aussi le titre du papier ! Bref si le directeur de rédaction du Parisien semble vouloir montrer sa bonne foi, le fait d'avoir dévoilé l'entretien aujourd'hui est une faute.
La parution, demain, de la version originale de l'entretien de Nicolas Sarkozy avec un panel de la population devrait être très intéressante. L'occasion pour chacun de jouer au jeu des sept différences avec le papier corrigé par l'Elysée.
Steven Lambert
publié par Steven Lambert dans: Politique


