
Le PSG (17e) a perdu son dixième match de l'année hier face à Bordeaux (2e). A deux points du premier relégable, les Parisiens peuvent s'attendre au pire s'ils ne se remettent pas à jouer dès la semaine prochaine face à Rennes
3-0 ! Un score que les Parisiens n'avaient plus encaissé depuis septembre 2005. Dix-septième à onze journées de la fin du championnat, les hommes de Paul Le Guen se rapprochent de plus en plus de la zone rouge. Pourtant, personne ne tire la sonnette d'alarme. Etrange pour un club qui aime avoir des ambitions européennes...
Wendel : roi d'un soir
Les Girondins de Bordeaux se rapprochent quant à eux de plus en plus de l'Europe et du leader lyonnais. L'équipe de Laurent Blanc a montré hier qu'elle disposait d'un élan collectif mais aussi de plusieurs individualités qui pourraient lui permettre d'embêter le champion en titre. Avec trois buts, le Brésilien Wendel a une nouvelle fois prouvé qu'il était l'un des joueurs de la saison actuelle. Dôtée de la deuxième défense de la Ligue 1 au coup d'envoi, l'équipe parisienne a totalement coulé face à l'impressionnante force de l'attaque girondine.

Mais ou va le PSG ? Droit en Ligue 2 pour l'instant. Car la volonté d'aller de l'avant ne se ressent pas parmi le collectif parisien. Un seul titre est encore largement à la portée des coéquipiers de Rothen. Celui de la meilleure excuse. Car si les joueurs ne semblent pas réagir sur la pelouse, leurs excuses sont toujours là pour montrer que ce n'est jamais de leur faute. Hier, l'excuse de la demi-finale de Coupe de la Ligue, jouée mardi dernier, dominait les débats. Au début du mois de février, l'équipe en voulait à une pelouse du Parc "impratiquable". Bref, tous les moyens sont bons pour ne pas porter la responsabilité d'une défaite amplement méritée.
Pas d'individualités au PSG
Alors oui, les Parisiens sont en finale de la Coupe de la Ligue. Mais le plus important n'est-il pas le maintien en Ligue 1 plutôt que de remporter une des deux coupes nationales ? Il y a un grand besoin de solidarité entre les joueurs car les individualités n'existent pas au PSG. Amara Diané, qui avait réalisé un mois de janvier parfait, retrouve enfin son vrai niveau en faisant constament le mauvais choix. Luyindula n'arrive pas à enchaîner deux mouvements à la suite. Bref, le PSG était en manque cruel d'un Pauleta convalescent à qui il ne reste que trois mois de contrat.
Comme le dit Paul Le Guen, "il va falloir se bagarrer". Une philosophie qui paraît à des années lumières de la formation parisienne. Le match contre Rennes le weekend prochain montrera si le PSG est encore capable de réagir. Sinon, les supporters parisiens peuvent s'attendre au pire...
Steven Lambert
publié par Steven Lambert dans: PSG info


