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Steven LambertCatégorie: ActualitéDescription:
Enquête d'info est un blog dédié à l'actualité par un étudiant journaliste. Les thèmes abordés sont la politique, le sport, la culture. Reportages, critiques, et enquêtes sont au programme. Merci d'être venu.
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Les Girondins de Bordeaux ont remporté, samedi, le Trophée des Champions face à l'Olympique Lyonnais (0-0 ; 5-4 a.t.b). Auteurs d'un match solide et convaincant, les hommes de Laurent Blanc n'ont pas démérité leur victoire. Ils mettent fin aux six années d'hégémonie du club de Jean-Michel Aulas dans cette compétition. Marouane Chamakh, l'attaquant bordelais, a reçu le trophée du meilleur joueur du match. Pour Lyon, cette première défaite pourrait apparaître comme un signe...
Parfois prétentieux, ennuyeux ou carrément exaspérants, les commentateurs sont l'objet de nombreuses critiques de par leurs prestations. Si les chaînes télévisées se battent pour dégoter le meilleur des orateurs pour rendre cette bonne vieille Ligue 1 plus vivante, elles oublient que certains d'entre eux n'ont pas une culture footballistique assez développée. La qualité se fait rare à la télévision. Une tendance qui, semble-t-il, touche de plus en plus le monde du foot.
Le football peut-il être mieux apprécié grâce à la bonne qualité d’un commentaire ? Indéniablement oui ! Si certains présentateurs arrivent à faire vibrer les foules par leurs simples envolées lyriques, certains pourraient vous pousser à zapper sur Derrick, ou même, vous inciter à aller vous coucher avant la fin du match. Si les vedettes sont peu nombreuses, les méthodes pour tenir le public en éveil sont variées. Mais, elles ne sont pas toutes efficaces.
France Télévisions, le comble de l’ennui
Adeptes des anecdotes sans intérêt, France Télévisions est depuis plusieurs années la chaîne reine de la médiocrité au niveau du football. Si Denis Balbir est venu renforcer la chaîne publique pour tenir l’émission France 2 Foot, son militantisme, avoué, en faveur des Verts de Saint-Etienne s’avère exaspérant pour le téléspectateur. Ses cris insignifiants sur la moindre petite action peuvent très vite rendre fou le pauvre homme qui, absent le temps de chercher sa bière, se retrouve à terre en ayant essayé de se retourner à la vitesse grand V. Mais bon, peut-on critiquer l’ex-journaliste de Canal + lorsque l’on entend Patrick Montiel s’exclamer comme s’il commentait un 100 mètres, mais qui s’allonge sur 90 minutes. Usant.
La Beauferie made in M6
Usant mais beaucoup moins ridicule que le duo de choc formé par Franck Leboeuf et Thierry Roland. Commentateur populaire, dont la voix et le rire sont connus de tous, l’ex-acolyte de Jean-Michel Larqué s’enfonce de plus en plus dans les bas fonds de la beauferie. Peut-être était-ce l’Euro de trop pour lui aussi. Encouragé par son fidèle compagnon, ex-joueur de foot, Thierry Roland ne semble même plus au fait de l’actualité du ballon rond. Torsten Frings et Bastian Schweinsteiger en sont le parfait exemple. Connu depuis 2006, voire 2004, par toute l’Europe, les deux Allemands ont surpris notre cher Thierry. A tel point que celui-ci semblait découvrir ces deux joueurs. Pareil pour le Portugais José Bosingwa.
Mais bon, la culture footballistique ne semble pas étouffer non plus Christian Jeanpierre, le remplaçant du défunt Thierry Gilardi sur TF1. Une chose est sûre, le journaliste est un fan inconditionnel de Thierry Henry. Pour comprendre mon affirmation, il suffit de se référer à la demi-finale retour de Ligue des Champions entre Barcelone et Manchester United. Le commentateur n’a pas arrêté de clamer l’entrée en jeu de l’international tricolore, de retour de blessure. Une aberration tant le joueur a été transparent ce jour là. Passons.
Canal + au-dessus du lot
Si TF1, France Télévisions et M6 s’adresse à un public populaire, Canal + se démarque en proposant des analyses pour les vrais passionnés de foot. Outre Guy Roux, l’équipe emmenée par Alexandre Ruiz est d’un très bon niveau. De plus, l’arrivée de Christophe Dugarry a été un vrai plus pour la chaîne cryptée. L’ancien joueur de Marseille délivre des commentaires justes et a le respect des joueurs, chose très rare aujourd’hui. L’organisation des journées multiplex permet de passer des soirées animées au rythme de cet "annonce-but" maintenant bien connu. Canal est donc bien la chaîne reine du foot.
Si Canal + tente de s’approprier les meilleurs présentateurs, ce n’est pas pour rien. Payer 465 millions d’euros pour des Lorient-Grenoble… il faut bien que les commentateurs tentent de réveiller les téléspectateurs qui attendent les soirées Ligue des Champions avec impatiente.
La situation politique de la Chine tarde à se décanter avant le début des XXIXème Jeux Olympiques le 8 août 2008. Votée sous la direction de l’ex président du Comité International Olympique Juan Antonio Samaranch le 13 juillet 2001, la désignation de Pékin en tant que ville organisatrice suscite de nombreuses polémiques. La Chine, antre communiste dirigé sous forme de dictature par le président Hu Jintao s’oppose aux valeurs fondamentales du mouvement olympique. Ce dernier repose sur « le respect des principes éthiques fondamentaux universels ». Droits de l’Homme, liberté de la presse, transparence. Autant de termes contraires à un régime dictatorial. Mais pourquoi Pékin 2008 s’apparente à des Jeux pas comme les autres ? Une interrogation qui menace le bon déroulement d’un événement qui prône le rassemblement.
La Chine veut faire des Jeux Olympiques de Pékin 2008 un événement historique. Si l’on prend en compte le contexte, c’est fait. Alors que de nombreuses associations s’indignent du comportement du Pays du Milieu, ce dernier prépare tant bien que mal l’événement sportif de l’année 2008. Connu pour ses nombreux débordements en matière de droits de l’Homme et de liberté, il tente de faire bonne figure devant les yeux du monde entier. Dopage, problème de pollution, économie. Le pays essaye de s’adapter tant bien que mal aux nombreuses normes requises par le CIO. Mais cette façade n’est-elle pas qu’un écran de fumée destiné à couvrir les bévues qui peuvent nuire à l’image d’une Chine en pleine croissance ?
Détention sans procès
En pleine guerre froide, les Jeux Olympiques de Moscou 1980 ont déjà suscité la polémique et l’appel au boycott. Alors que le président du Soviet suprême de l’URSS, Leonid Brejnev, préside la cérémonie d’ouverture des XXIIème Jeux Olympiques d’été, seulement 80 nations sont présentes pour l’événement. Le boycott lancé par les Etats-Unis, pour protester contre l’intervention militaire soviétique en Afghanistan, marque une vive protestation du monde face à l’assimilation des Jeux Olympiques à l’occupation soviétique, icône d’un conflit dégoûtant le monde. Si la Chine n’est pas en guerre, elle bafoue les droits et les règles chères à de nombreuses démocraties. Selon Amnesty International, « les Jeux semblent servir d’accélérateur pour étendre le recours à la détention sans procès, au moins à Pékin. »
Alors pourquoi avoir accordé les JO à la Chine ? Officiellement le dossier de Pékin a été jugé plus abouti que ceux de ses principaux adversaires, Paris et Toronto. Jacques Rogge, actuel président du CIO dit avoir un grand défi qui est « d’arriver à ce que les Jeux influencent l’évolution de la Chine dans le sens que beaucoup d’observateurs désirent. » Selon lui, « les six années de préparations ont eu un impact positif dans des domaines comme l’éducation, la réglementation des médias et les standards d’environnement. » Quant à la volonté de boycott de la part de certaines associations telles que Reporters sans Frontières, Jacques Rogge dit comprendre le souci qu’elles développent. Il ajoute néanmoins que « les Jeux ne peuvent être q’un catalyseur pour un dialogue constructif dans une transformation complexe et sensible qui s’effectue dans un temps restreint. »
8 000 morts chaque année
Pour cela, il faut que la Chine accepte un dialogue. A l’aube des JO, le service de communication de l’ambassade de Chine basé à Paris reste muet sur le sujet. Si le pays écoute les conseils des grandes nations, il paraît n’en faire qu’à sa tête. Nation exécutant le plus grand nombre de personnes chaque année avec pas moins de 8 000 morts, dont de nombreux Tibétains, elle pratique également la détention administrative. La « rééducation par le travail » est fixée arbitrairement par la police, sans inculpation, sans procès ni contrôle d’une autorité judiciaire ! Cette méthode sera d’autant plus pratiquée durant les JO face à des « comportements délictueux » tels que la mendicité ou le vagabondage... Le gouvernement surveille également l’ensemble de l’information, y compris sur internet. Le traitement des médias est inquiétant à la veille des JO. Selon un rapport d’enquête réalisé par Reporters sans Frontières, « la Chine est le seul pays qui compte des dizaines de milliers de cybercenseurs et de cyberpoliciers ». Ces derniers « sont impliqués dans l’arrestation de plusieurs centaines d’internautes et de cyberdissidents au cours des dix dernières années ».
« Inacceptable »
« Politiquement, une grave erreur ; humainement, une bassesse ; juridiquement, un crime. » Ce cri poussé par le dissident russe Vladimir Boukovski lors des JO de Moscou en 1980 peut être actualisé à la situation chinoise. La charte olympique stipule que le sport doit être mis « au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. » Ce message ne semble pas atteindre le président Hu Jintao. Vice-président en 2001, il avait déclaré qu’il est « primordial de lutter sans équivoque contre les activités séparatistes orchestrées par le dalaï-lama et les forces antichinoises dans le monde. » Ce même dalaï-lama qui « ne souhaite pas le boycott des JO et espère que l’événement profitera à la Chine pour le bien de tous » selon Wangpo Bashi, secrétaire du Bureau du Tibet à Paris. Pire encore, la flamme olympique passera par Taïwan et le Tibet. Ces deux régions opposées au pouvoir chinois jugent « inacceptable » le passage du relais de la flamme olympique sur leurs territoires. Selon Tsai Chen-Wei, président du Comité Olympique de Taïwan, « les autorités de Pékin tentent de faire du relais un circuit national et de ce fait cela contribue à rabaisser notre statut. C’est totalement inacceptable. » La Chine prépare donc ses JO en ne se souciant que de son propre intérêt.
Expulsions en masse
Bien que la population chinoise se règle petit à petit à l’heure des Jeux Olympiques, certains doivent parfois se soumettre à la volonté du gouvernement chinois. La construction des sites olympiques a causé de nombreuses expulsions qui, en plus d’être forcées, ne permettent pas de toucher des dédommagements suffisants. Les contestataires font l’objet de poursuites, de harcèlement et d’incarcération. Cette vision dictatoriale de la Chine s’oppose totalement aux droits fondamentaux réclamés par de nombreuses associations. Selon RSF, « le gouvernement chinois se refuse à agir pour garantir la liberté d’expression et respecter les valeurs humanistes contenues dans la Charte olympique, et cela malgré l’approche d’un événement comme les Jeux Olympiques. »
Il y a tout à y perdre selon certains, ou tout à y gagner selon d’autres. Mais une chose est sûre. Quoique nous réserve Pékin 2008, ces Jeux Olympiques seront uniques et sources de nombreuses réponses quant à la politique de la Chine tant sur le plan national qu’international.
La beauté du sport ne doit pas être ternie par les velléités politiques d’un pays. Evénement incontournable du sport, les Jeux Olympiques doivent ressortir grandis de l’épopée Chinoise, comme le stipule la devise olympique « plus vite, plus haut, plus fort. »
Considéré comme l'un des meilleurs ailiers du monde avec Habana, Vincent Clerc est aujourd'hui un titulaire indiscutable du Quinze de France de Rugby. A 26 ans, le Toulousain est devenu le prototype de l'ailier moderne. Portrait
Rapide, explosif, intelligent. Voici les mots qui définissent le mieux le joueur qu'est devenu Vincent Clerc en l'espace de quelques mois. Auréolé d'une Coupe du Monde réussi, le petit rugbyman (1m78) confirme sa montée en puissance depuis le début du Tournoi des Six Nations. Auteur de cinq essais en deux matchs, Clerc a l'occasion de rejoindre Philippe Bernat-Salles, recordman français de l'épreuve avec six essais, dès ce soir contre l'Angleterre.
Non retenu en 2003
Pourtant la route vers l'équipe de France n'était pas toute tracée. En 2002, Vincent Clerc rejoint le Stade Toulousain en provenance de Grenoble. Très vite, le jeune ailier se fait remarquer par Bernard Laporte, ex-sélectionneur de l'équipe de France de rugby. Ses débuts contre l'Afrique du Sud sont prometteurs. En dix matchs, le Toulousain inscrit quatre essais. Malheureusement et à la surprise générale, Bernard Laporte ne le retient pas pour la Coupe du Monde 2003.
Mais il en faut plus pour décourager le Stadiste. "J'admire sa capacité à s'accrocher quand on ne faisait pas appel à lui", explique Philippe Rougé-Thomas, entraîneur des trois-quarts toulousains. Sa force psychologique a raison de tous les obstacles. Même pendant un match. "Quand il est à cinq mètres de la ligne, il veut tellement marquer qu'il peut pousser trois mecs plus lourds que lui pour aplatir", savoure Philippe Saint-André, ancien capitaine des Bleus.
Star du mondial par son talent
Si Sébastien Chabal a été la star française du mondial 2007 d'un point de vue médiatique, Vincent Clerc l'a été pour son véritable talent de joueur. Il se dit qu'à chaque exercice de course, l'ailier était loin devant ses partenaires. Mais le véritable tremplin de sa carrière chez les Bleus est de toute évidence son essai marqué l'an dernier à Croke Park. Depuis, le petit ailier jouit d'un nouveau statut.
Joueur très vif sur le terrain, Vincent Clerc est aussi un rugbyman vif d'esprit. Pour lui, la beauté du rugby vient du collectif. Homme de coeur, le toulousain n'oublie jamais de remercier se partenaires : "A l'aile, on dépend tellement des autres". Pour le moment, l'équipe de France dépend en grande partie de son talent. Ca c'est Clerc...
L'Olympique Lyonnais s'apprête à affronter le grand Manchester United ce soir au Stade de Gerland pour le compte des huitièmes de finale aller de Ligue des Champions. Mais l'affiche mérite-t-elle autant de publicité dans les médias ?
On y est ! L'Olympique Lyonnais défie Manchester à 20h45. En un peu moins d'une semaine l'ensemble de la presse française s'est prise d'une grande passion pour ce match de football. Double page, dossier spécial, émission télé en direct de Lyon. Pourquoi les médias s'intéresse-t-il autant à un match qui n'est même pas une finale ?
La Ligue des Champions révèle la véritable beauté du jeu
Il est vrai que Lyon est le seul club français capable de se faufiler dans la hiérarchie européenne du football. Dès lors, chaque match de Ligue des Champions que dispute le champion français fait figure d'événement. Si les matchs de Ligue 1 sont pauvres en spectacle, la Ligue des Champions révèle souvent la véritable beauté du jeu. Une véritable aubaine pour tous les amateurs de foot.
Du jeu, il y en aura. Les Cristiano Ronaldo, Rooney, Giggs et Tevez nous en proposerons forcement. Si les stades français ont du mal à se remplir en temps normal, la venue de stars planétaires à Gerland traduit d'une véritable opportunité, pour le public, de voir du beau jeu et des gestes rares. Plus qu'un match, la rencontre est une véritable fête pour une ville qui se dévoile à toute l'Europe par le biais du foot.
Un dossier de 8 pages dans un quotidien
Mais l'enjeu d'un match de foot doit-il dépasser l'information pure et dure. Si le football procure de la joie et de la tristesse, il ne peut pas et ne doit pas remplacer des informations plus importantes en soi. Pourquoi des quotidiens comme Le Progrès dévoilent des dossiers de huit pages sur la rencontre de ce soir alors que la retraite annoncée de Fidel Castro à Cuba ne fait qu'une moitié de page aujourd'hui ? Peut être que la forme actuelle de Juninho et ses camarades est plus importante que la fin d'un dictateur qui a régné pendant près de 50 ans...
De plus, le foot n'intéresse pas tout le monde. Si le lecteur n'a plus le choix de l'information, pourquoi s'embêterait-il à acheter des quotidiens qui présentent les mêmes unes. C'est un fait, les journalistes sont aujourd'hui contrôlés par l'intérêt économique des médias. Il faut diffuser les sujets qui font vendre le plus. Et c'est bien connu, le foot fait vendre...