


Malgré une nouvelle bourde de Landreau, le PSG s'est qualifié mardi pour la finale de la Coupe de la Ligue en battant Auxerre 3-2. Hier, Lens a remporté son ticket pour la finale en s'imposant 5-4 au Mans. Les mal classés se rebellent
Paris est une équipe de Coupe ! Moribonds en championnat, les joueurs du PSG ont su faire abstraction de leurs doutes pour proposer un authentique spectacle au public du Parc des Princes. Les coéquipiers de Pauleta peuvent enfin rêver d'un titre pour sauver leur saison et atteindre l'Europe l'année prochaine.
La finale du rachat
Incroyable mais vrai, la Coupe de l'UEFA n'est plus qu'à un match au Stade de France pour les Parisiens. Seizième au classement de la Ligue 1, le PSG sera opposé à Lens, dix-septième du même championnat. Annoncée comme la rencontre des mal classés, la finale est aussi LE match du rachat pour les deux clubs.

En effet, la Coupe de la Ligue ressemble plus à une quête du rachat qu'à un réel trophée. Mardi, le rachat était de mise au Parc des Princes. Titulaire dès l'entame de la rencontre, Pauleta a démontré qu'il avait encore du gaz. Tentant sa chance à de multiples reprises, "l'aigle" reprit d'une tête une longue passe de Bourillon à la 43e minute. Son but précédant celui de Yepes à la 32e minute dont le contrat expire cet été. Paris maitrise alors le match. Jusqu'au moment où Landreau se loupe une nouvelle fois en voulant boxer le ballon. A 2-1, la peur envahit le public. Mais c'est un autre mal-aimé qui vient rassurer tout un peuple. A la 78e minute, Bernard Mendy avance balle au pied avant de repiquer dans l'axe pour décocher une frappe du gauche qui ira mourir dans les filets de Riou. Auxerre ne reviendra pas malgré une magnifique bicyclette de Quercia à la 89e minute.
Retrouver la même motivation en Ligue 1
Avec cette victoire, le PSG atteint sa dixième finale de coupe nationale depuis quinze ans. Mais pourquoi l'équipe n'arrive-t-elle pas à briller en championnat ? Ce résultat montre l'importance du mental des joueurs. Si les coéquipiers d'Armand arrivent à se surpasser lors de matchs couperets, il est plus délicat de cerner la moindre motivation lors d'une rencontre de Ligue 1.
Bref, les objectifs du PSG sont clairs au lendemain de sa qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue. Se sauver de la relégation et rapporter un trophée de plus dans la galerie du Parc des Princes.
Steven Lambert

Il relâche bêtement la balle
Le PSG est plus que jamais menacé par le spectre de la relégation. Une fois de plus, la victoire n'était pas au rendez-vous samedi au Parc des Princes. Saint-Etienne, Auxerre, Sochaux, Lille et Rennes ont, quant à eux, réalisé de bons résultats. Se procurant peu d'actions durant le match, l'attaque parisienne a tout de même réussi à marquer le premier but par l'intermédiaire de Diané qui réalisa un magnifique petit pont face à Modesto. Mais la logique de la rencontre a très vite fait céder les hommes de Paul Le Guen. Dominant constamment, Monaco inscrivait le but égalisateur en seconde mi-temps. Relâchant bêtement un coup-franc de Piquionne, Landreau ne peut éviter le but d'Almiron. Une fois de plus la responsabilité du gardien est mis en cause.

Ce n'est pas la première fois de la saison que Mickaël Landreau se fait surprendre par des ballons anodins. Sa supposée régression commence lors du match de l'équipe de France contre l'Ecosse le 12 septembre 2007. Suite à un dégagement de Gordon, l'attaquant McFadden se retourne et frappe instantanément des 25 mètres. Surprit, Landreau n'arrive pas à détourner un ballon qui semblait à sa portée. Dimanche 17 février 2008, le portier parisien se loupe sur un coup-franc de Nasri qui permet à Taiwo et à l'OM de se relancer dans un match pourtant bien mené par le club de la capitale.
Faut-il faire souffler Landreau ?
Proche de la zone rouge, le PSG peine à décoller définitivement. Principal accusé, Landreau a subi les sifflets d'un public parisien peu reconnaissant. Doit-on rappeler que si Mickaël Landreau n'avait pas été aussi performant la saison dernière, le PSG serait en train de se morfondre en Ligue 2 ? Enfin, les choses vont vite à Paris. Preuve en est avec Rothen. Hué un temps, le milieu gauche est aujourd'hui redevenu la coqueluche du Parc...

Mais la contre performance de Landreau n'est-elle pas à mettre sur le dos d'un Paul Le Guen qui persiste à faire évoluer son gardien international même durant les matchs de Coupes. La solution Alonzo ne pourrait-elle pas faire souffler le numéro 1 durant la Coupe de la Ligue et la Coupe de France ? Non, semble répondre l'entraineur qui a décidé de titulariser Landreau ,mardi, pour la demi-finale face à Auxerre.
Si Mickaël Landreau semble accusé le coup en ce moment il ne faut pas se tromper. C'est bien toute l'équipe qui est responsable de la situation actuelle du PSG. Un changement de gardien n'y ferait pas grand chose. Il reste maintenant douze journées à Landreau et ses coéquipiers pour relever la tête et éviter une relégation en Ligue 2.

Les esprits seront tendus ce soir au Parc des Princes. Le PSG, qui vient d'enchaîner trois matchs sans victoires, espère bien se relancer et s'éloigner de la zone rouge en battant Monaco. Mais les hommes de Ricardo ne seront pas là en touristes. Après leur déroute face à Bordeaux (0-6), les Monégasques ont à coeur de se rattraper face aux hommes de Paul Le Guen. Preuve en est avec le milieu de terrain, Nené, qui affirme avoir la "rage".
La détermination, voilà ce qu'il manque au PSG depuis deux ans. Sur le papier, Paris dévoile l'une des équipes les mieux armées de notre championnat. Mais la réalité est toute autre. Trop souvent attachée au jeu d'un Jérôme Rothen qui ne cesse de faire de bonnes prestations, la formation parisienne pêche au niveau de la confiance. Combien de fois l'équipe a su réagir après avoir encaissé un but ? Trop peu pour prétendre jouer les premiers rôles. Combien de fois l'équipe a-t-elle démontré une volonté d'aller de l'avant ? Pas assez pour obtenir une place européenne. Le PSG fait preuve d'une incroyable médiocrité qui se ressent sur son classement.
Décrocher l'une des deux Coupes nationales
Cette année, Paris n'a plus le choix. S'il faut avant tout se sauver de la relégation (une victoire contre Monaco serait la bienvenue), Pauleta et ses camarades peuvent encore espérer décrocher la Coupe de France et la Coupe de la Ligue. Dans ce cas, la saison serait partiellement sauvée. Partiellement car les lacunes émises en championnat devront être absolument effacées durant l'été.

La saison prochaine s'avère être une dernière chance pour que le PSG relève la tête. De ce fait, la cellule de recrutement s'activerait déjà en vue de présenter une équipe digne du standing du club de la capitale. Elmander, l'attaquant toulousain, serait déjà une priorité avec la retraite annoncée de Pedro Pauleta.
Aujourd'hui, le PSG doit s'imposer face à Monaco. Et si possible avec la manière. Une tâche qui s'annonce difficile car le club de la principauté est tout simplement la bête noire de Paris au Parc des Princes...
Steven Lambert

Le portier Marseillais prouve une nouvelle fois son talent
Faisant la loi durant plus d'une demi heure, les Parisiens abordent un marquage agressif sur les Marseillais. Très vite, le PSG impose son jeu de passes aux hommes d'Eric Gerets. A la 16e minute, Jérôme Rothen tire un coup-franc que Sylvain Armand récupère de la tête, obligeant Steeve Mandanda à se détendre de tout son long pour détourner le ballon qui allait droit au fond des cages. Une fois de plus, le portier Marseillais prouve son immense talent à l'aube de l'Euro 2008. Multipliant les infiltrations, Diané finit par trouver la faille à la 29e minute. Echappant à toute la défense Olympienne, l'attaquant Parisien se précipite vers le but de Mandanda, mais Bonnart le reprend d'un tacle net et en dehors de la surface. Malgré tout, M. Layec désignait déjà le point de pénalty. Après un premier tir refusé, Rothen se chargea de le transformer.

Pauleta n'y pouvait rien
Le début de la deuxième période fut nettement à l'avantage de Marseille qui déroula son jeu infligea de multiples sévices à son hôte Parisien. Tout le monde y alla de sa frappe. Niang, Cissé, Valbuena. Le Guen tenta le tout pour le tout à la 68e minute en faisant rentrer Pauleta à la place du jeune Chantôme. Pendant plus de vingt minutes, l'OM s'efforça de protéger son avance, notamment sur une incursion de Pauleta qui buta sur Mandanda à la 75e minute. Une dernière reprise de Cissé (89e) sur un centre d'Akalé fit frissonner le public.
Malgré tous leurs efforts, les Parisiens devaient s'incliner face à une équipe de Marseille qui n'a peur de rien. Samedi prochain, les joueurs devront impérativement l'emporter face à une équipe de Monaco mal en point.


