
Jimi hendrix est et restera probablement l’un des guitaristes les plus reconnus dans le monde. Cet artiste, mort à l’âge de 28 ans, laisse une trace indélébile dans la mémoire de beaucoup de musiciens…
Johnny Allen Hendrix alias Jimi Hendrix ou Voodoo Child, comme il aimait se surnommer, est un guitariste de blues et de rock célèbre pour ses innovations musicales lors de la période psychédélique. Né à Seattle le 27 novembre 1942, le garçon vit une enfance difficile. Le divorce de ses parents puis la mort de sa mère sont des moments marquants de sa jeunesse. Son père, qui souffre d’alcoolisme, le bat souvent. Malheureux à cause des nombreux troubles familiaux qu’il a connu, le jeune homme se réfugie dans la musique. A l’âge de 15 ans, Jimi Hendrix se passionne pour des chanteurs tels que Elvis Presley ou Little Richard. L’adolescent ressent une attirance pour la guitare. Il lui arrive de jouer sauvagement sur un balai. il surnomme sa deuxième guitare Betty Jean, en souvenir de sa copine de l’époque.
Clapton est sidéré
Il entre dans son premier groupe à l’âge de 17 ans, les Rocking Teens, qui deviennent par la suite les Rocking Kings. C’est au début des années 60 qu’il se fait appelé Jimi Hendrix. Le jeune homme quitte l’école et s’engage dans l’armée. Dans la Air Force il rencontre l’un de ses futurs basistes, Billy Cox.

Jimi Hendrix fait ses classes dans des orchestres de rhythm and blues. Il accompagne Little Richard en tournée. En 1965, le guitariste s’installe à New York et y fonde le groupe les Rainbowflowers. Repéré par des producteurs, il se voit offrir la possibilité d’enregistrer son propre album au Royaume-Uni. Ici, il rencontre Eric Clapton lors d’un de ses concerts avec le groupe Cream. Ce dernier demande à Jimi de monter sur scène pour jouer un morceau. L’artiste donne alors une leçon de guitare (solo, guitare dans le dos, jeu avec ses dents, à genoux). Une légende raconte qu’à ce moment Eric Clapton est sidéré.
Entouré de Mitch Mitchell et Noel Redding, l’artiste sort son premier grand tube en 1966 avec Hey Joe. C’est à partir du concert au Monterey International Pop Festival que Jimi Hendrix s’impose sur un plan commercial aux Etats Unis en 1967.
Prestation héroïque
Le deuxième album, Bold As Love, apparaît beaucoup plus aboutit. Hendrix y dévoile des talents d’auteurs. Son troisième album, Electric Ladyland, enregistré à New York, est réputé pour être un chef d’œuvre. Au mois d’août 1969, il livre une prestation héroïque illuminé par une interprétation engagée de l’hymne national américain à Woodstock. En 1970, la star inaugure son propre studio d’enregistrement à New York. Il y enregistre son dernier album, le méconnu et pourtant très bon Cry of Love.
Jimi Hendrix, épuisé par la drogue et l’alcool meurt le 18 septembre 1970 à Londres étouffé par son vomi. Il est aujourd’hui enterré à Seattle, sa ville natale.
Steven Lambert

Il a révolutionné la musique
Mais comment Michael Jackson a réussi à devenir un monstre sacré de la Pop américaine ? La réponse est simple. Avec 'Thriller', le jeune garçon d'une vingtaine d'années a révolutionné la musique. On se souvient encore de Michel Drucker annonçant le nouveau clip d'un jeune prodige lors d'une émission en 1983. L'album devient très vite le disque le plus vendu de tous les temps. 'Billie Jean', 'Beat It', 'Human Nature'. Autant de tubes qui ont contribué au succès planétaire du chanteur. Depuis, Michael Jackson est un mythe. Aidé par des célébrités telles que Paul McCartney et Quincy Jones, le jeune prince de la Pop devient très vite The King of Pop. La plupart de ses albums connaissent un succès planétaire.La fin d'un règne ?
Aujourd'hui, la touche Michael Jackson se ressent chez plusieurs artistes. Usher, Justin Timberlake, Chris Brown. Chacun de ces chanteurs admet avoir été bercé par les mélodies du Roi de la Pop. Malgré quelques morceaux intéressants, ces jeunes stars n'arrivent pas à la cheville de leur prédécesseur. Lui-même n'arrive plus à proposer des mélodies aussi mythiques que ses premiers tubes, c'est dire.

Depuis quelques temps, Michael Jackson alimente plus facilement la rubrique people des magazines plutôt que la caisse des maisons de disques. Accusé d'avoir procédé à des attouchements sexuels sur des enfants, la star est aujourd'hui l'ombre d'elle-même.
Mais la sortie de la nouvelle édition de 'Thriller' nous rappelle à quel point Michael Jackson fait figure de légende dans la musique moderne. Dernière tentative de rachat auprès de ses fans ou simple envie de gagner de l'argent, il prévoit de sortir un nouvel album dans l'année...

Cela fait déjà trente ans que Police nous a fait connaître ‘Roxanne’. Plus qu’un mythe, cette chanson marque le début de l’aventure d’un groupe qui s’est produit au Stade de France en marge de sa probable dernière tournée mondiale. Portrait d’une légende…
Un mélange de punk-reggae-pop, trois tignasses péroxydées et un règne sans partage durant les années 1980. Voilà à quoi pourrait se résumer l’histoire du groupe composé de Sting, Andy Summers et Stewart Copeland. De toutes les reformations possibles, celle du trio paressait la plus improbable. Aujourd’hui considérés comme de véritables monstres de la musique, les trois membres ont bien failli voir leur projet de former un groupe tomber à l’eau.
Plus qu’une chanson, un hymne
Crée en 1977, The Police débarque en plein apogée de la révolution punk. Le leader et batteur, Stewart Copeland, entreprend l’idée de former un groupe en recrutant le guitariste français Henri Padovni ainsi qu’un bassiste, venu de Newcastle, répondant au nom de Gordon Matthew Sumner… plus connu sous le pseudonyme de « Sting ». Ensemble, ils entreprennent l’écriture de l’album ‘Fall Out’. Malgré les quelques 100 000 ventes, le groupe vit une période difficile. En juin, la formation accueille un nouveau guitariste, le déjà très expérimenté Andy Summers. Déterminé, le quatuor continue de travailler jusqu’à ce que Henri Padovni n’arrive plus à suivre le rythme des chansons écrites par Sting. Finalement Police devint un trio en voyant Padovni quitter la formation.
Un succès mondial mais...
Très vite, l’avenir du groupe est remis en cause. A moins d’un miracle, les trois musiciens devront ranger leurs instruments pour se consacrer à autre chose. Mais le miracle arrive. Le 21 mars 1978, l’ambiance n’est pas des plus belles au studio Surrey Sound. Trop sophistiquée pour le punk et pas assez pour la pop, la formation n’arrive pas à attirer les producteurs sauf un. Miles, le frère aîné de Stewart Copeland. Arrivé au studio, Miles se dit prêt à écouter les compositions des trois membres totalement démotivés. Après quelques essais infructueux, un des ingénieurs propose la chanson de Sting. Désinvolte, Copeland réplique qu’une chanson d’amour ne peut pas marcher. Mais Miles insiste pour l’écouter. Intitulé ‘Roxanne’, ce titre traite de l’amour d’un homme pour une prostituée. La mélodie est parfaitement aboutie, mémorisable et l’arrangement rythmique permet au trio de voguer entre pulsations reggae black et beats punk-rock blanc. Avec un large sourire, Miles déclare aux trois musiciens qu’ils viennent d’écrire un classique. Ainsi commence la légende de Police.
Le premier contrat est signé avec la maison de disques A&M. Dès novembre 1978, le groupe sort l’album ‘Outlandos d’Amour’. Fier d’avoir doublé son batteur dans la course à la composition, Sting se met à travailler et donne naissance à des classiques tels que ‘So Lonely’ ou ‘Can’t Stand Losing You’. De son côté, Copeland démontre qu’il est l’un des meilleurs batteurs du moment et fait preuve d’une énergie débordante. Le deuxième album de Police intitulé ‘Reggata de Blanc’ sort en octobre 1979. Très vite, le riff de guitare d’Andy Summers sur le son de la batterie de Copeland, pour le titre ‘Message In The Bottle’, sonne comme un hymne historique pour la pop. Dévoilant des succès comme ‘Walking On The Moon’, ‘It’s All Right For You’ ou encore ‘Bring On The Night’, le groupe tutoie les sommets et décroche le Grammy Award du Meilleur Instrumental Rock pour l’année 1981. En octobre 1980, arrive l’album ‘Zenyatta Mondatta’. Véritable aboutissement, ce disque présente aussi des petits bijoux tels que ‘Don’t Stand So Close To Me’ et ‘De Do Do Do’. Récompensé de nouveau du Grammy Award pour l’année 1982, le trio enchaîne les concerts dans un rythme surhumain. La fatigue se fait sentir.
A cette même époque, le mariage de Sting commence à connaître de nombreux remous. De même pour Andy Summers qui est sur le point de se séparer de sa deuxième femme. Pire, le groupe annule plusieurs concerts en Europe, pour cause d’épuisement. L’ambiance entre les trois compères commence à sentir la poudre. Summers et Copeland supportent de moins en moins bien la domination de Sting. L’album ‘Ghost In The Machine’, sorti en 1981, comporte environ huit chansons composées par Sting sur les onze titres du disque. Malgré tout, ce nouvel opus est un succès notamment grâce aux tubes ‘Spirits in The Material World’ ou ‘Every Little Thing She Does Is Magic’. Fin 1982, et après une pause bien méritée, le groupe revient avec l’album ‘Synchronicity’ qui est considéré comme l’aboutissement de la carrière de Police. L’année 1983, portée par le mythique ‘Every Breath You Take’, s’annonce comme le début de la fin pour le trio.
Le dernier concert du ‘Synchronicity Tour’ a lieu à Melbourne le 4 mars 1984. Le prochain rendez vous entre les trois musiciens doit avoir lieu en juin pour enregistrer un sixième album. Hélas, il ne verra jamais le jour. Les tensions entre Sting et Copeland deviennent ingérables. Même s’ils ne travaillent plus ensemble, l’annonce officielle de leur séparation n’aura jamais lieu. Malgré trois concerts exceptionnels en faveur d’Amnesty International en 1986, l’espoir de revoir le trio enregistrer un nouvel album est vain.
Ça s’en va et ça revient A partir de 1985, Sting décide d’entamer une carrière solo. Ses albums se vendent par millions. Le son jazzy de ses chansons est un véritable régal. Les titres ‘If You Love Somebody’, ‘Children’s Crusade’ et ‘Englishman In New York’ témoignent du talent qui habite l’artiste. Considéré comme un compositeur hors normes, il participe à de nombreuses bandes originales, telles que ‘L’Arme Fatale 3’ en compagnie du grand Eric Clapton en 1995. De son côté, Stewart Copeland profite de la séparation du groupe pour devenir le compositeur de nombreuses musiques de films comme ‘Hidden Agenda’ et ‘Raining Stones’ de Ken Loach’, ou encore ‘Highlander, Le Retour’. Andy Summers a été beaucoup plus discret suite à la séparation du groupe. Enfin, Sting annonçait : « Si je voulais reformer Police, ce serait le moment de me déclarer officiellement fou. »
Alors que tout le monde pensait cela impossible, Police est bien de retour. Le trio a ressorti ses instruments pour une tournée exceptionnelle, qui s’annonce forcément comme la dernière. Et à ceux qui pensaient que la tournée est faite dans le but de gagner de l’argent, Police leur répond en reversant les bénéfices à l’association humanitaire Water Aid, qui s’emploie à faciliter l’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement.
Mais la folie n’est-elle parfois pas assimilée au génie. Quelle importance ? Surtout lorsque Sting annonce, durant la 49e édition des Grammy Awards du 11 février 2007, que le trio se reforme pour les trente ans du titre ‘Roxanne. Les rumeurs, annonçant le retour du groupe fin 2006, disaient donc vrai ! Plus qu’un groupe, c’est une légende qui va déferler le temps d’une tournée mondiale. Première destination : Vancouver. Malgré quelques arrangements à retravailler, le public qui a assisté au concert semble conquit, comme à la belle époque. Les places pour le concert du 29 septembre au Stade de France ont été vendues en moins d’une journée ! L’attente était tellement grande que les organisateurs ont rajouté une date le 30 septembre. Dur de résister à la tentation Police surtout que l’ensemble des titres, qui ont fait le succès du groupe, y est présent.
Steven Lambert


